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La finance islamique débarque en Algerie

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Au ministère des Finances, les cadres font le boulot qu’impose l’état déplorable des fonds à la disposition du Trésor public pour relancer les investissements. L’opération du tirage des billets de banque n’est pas une fin en soi, comme d’aucuns pourraient le croire.

La régulation du commerce extérieur, pour un meilleur rééquilibrage de la balance des paiements, par la suppression des produits superflus ou leur lourde taxation, ne suffit pas. L’Algérie a besoin d’argent frais, et de techniques financières innovantes pour faire face aux difficultés directement liées à la dégringolade des prix du pétrole. Pour ce faire le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia voudrait imprimer beaucoup plus de flexibilité aux banques publiques et privées afin d’attirer les produits financiers participatifs, autrement dit ceux de la finance islamique, pour s’occuper exclusivement des clientèles qui auraient des préjugés envers le système bancaire classique, qui a pour support l’usuraire considéré comme illicite. Les banques de nos jours, commercialisent une dizaine de produits démunis selon elles d’intérêts usuraires. Raouia sait que cet argent sommeillant dans coffres particuliers, pourrait accompagner l’économie nationale pour réaliser plus de croissance, parallèlement à ce qu’il devrait contribuer pour lutter contre le chômage, d’autant que le cadre législatif et règlementaire, à présent actualisé, est favorable au lancement de ces produits financiers participatifs. L’objectif recherché par le gouvernement souffrirait néanmoins d’un manque criard de communication pour informer ce type particuliers de riches autochtones. Raouia avait récemment reconnu lors de l’ouverture de la Foire sur la production nationale que «la finance islamique ou participative, est très importante dans l’étape actuelle, vu l’état de notre économie, jugeant qu’il faudrait absolument que les banques adoptent une approche nouvelle qui puisse répondre à toutes les demandes y compris celles de la clientèle qui voudrait avoir une rétribution autre que les intérêts ». L’épargne des nantis, des entreprises et des ménages, si le pouvoir d’achat des ménages n’est pas trop érodé par les augmentations en diverses taxes, favorisera la théorisation des surplus de revenus. Pour amasser un maximum d’argent, l’Etat compte bien mettre en place des «dispositifs spécifiques», non plus comme annoncé au départ avec l’ouverture de deux ou trois banques islamiques, mais dans toutes les banques qui seront armées pour commercialiser des produits conformes à la charia, ainsi qu’il leur sera offert la possibilité d’émettre «des obligations de type participatif». La mise en place de ces nouveaux produits dans le circuit bancaire n’étant pas encore opérationnel, mis à part pour deux ou trois banques, les autorités de l’institution financière précisent, cependant, que l’autorisation de la Banque d’Algérie est un préalable au lancement de tout nouveau produit, afin qu’il réponde à la lettre, à la loi, et aux risques de sécurité.

Par: Amar Khelifi

Source: lnr-dz

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