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Microsoft et Facebook promettent de ne pas aider les cyberattaques de gouvernements

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Microsoft et Facebook promettent de ne pas aider les cyberattaques de gouvernements

34 sociétés du numérique ont signé un accord en faveur de la cybersécurité. Elles refusent notamment d’aider les gouvernements dans des cyberattaques.

Un pour tous, tous pour un. Menée par Facebook et Microsoft, plus d’une trentaine d’entreprises du numérique ont convenu d’un accord sans précédents ce mardi. Il liste de grands principes à respecter au sujet des cyberagressions. Parmi eux, celui de ne pas prendre part à des cyberattaques gouvernementales. Nokia, HP, Trend Micro ou encore Cisco se sont joints à l’initiative. Ces sociétés refusent de s’attaquer à des «civils innocents et des entreprises d’où qu’ils soient». En revanche, elles s’engagent à soutenir tout État qui subirait une de ces attaques. Une ombre au tableau: l’absence notable de Google, Apple et Amazon.

La cybersécurité, cheval de bataille de Microsoft

Comme le rappelle le New York Times , aucune société signataire ne vient des pays connus pour mener des attaques informatiques d’envergure: la Russie, la Corée du Nord, l’Iran et la Chine. «Protéger de tout risque potentiel la confidentialité et l’intégrité de nos données, les services et objets connectés, l’accès et l’utilisation des réseaux… constitue une priorité, et cela, quel que soit le secteur concerné», explique Microsoft. Cet accord important repose sur quatre grands piliers: une cyberdéfense plus forte, un refus de participer aux cyberattaques, une collaboration pour sécuriser les infrastructures des clients et des actions de groupe pour mutualiser les compétences en matière de sécurité.

Selon les signataires, toute entité peut être victime de cyberattaque: États, entreprises comme particuliers. Ils estiment qu’entre 2017 et 2022, les pertes cumulées liées à cette problématique s’élèveront à 8 milliards de dollars. Cette signature intervient alors que les États-Unis et le Royaume-Uni ont mis en garde ce lundi la Russie contre ses tentatives de cyberattaques.

Le géant américain de l’informatique est très impliqué sur les questions de cybersécurité. Brad Smith, président de Microsoft, alerte régulièrement sur les conséquences concrètes des cyberattaques. Il a déjà appelé à «une Convention de Genève numérique qui engage les gouvernements à protéger les civils contre les attaques des États en temps de paix». Et cite en en exemple le malware WannaCry, qui a touché 300.000 ordinateurs dans plus de 150 pays.

Bien que les gouvernements n’aient pas pris part à l’accord ce mardi, Brad Smith est satisfait de ce premier pas pour sécuriser le cyberespace. Il s’en est félicité sur Twitter: «Les attaques de l’année dernière ont démontré que la cybersécurité n’est pas une problématique qu’une firme peut gérer seule, mais nous pouvons le faire ensemble. Aujourd’hui, 34 entreprises ont signé cet accord pour protéger et défendre les clients du monde entier.»

Le Figaro

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