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Malgré la crise, Renault Trucks continuera à investir en Algérie

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Malgré la crise, Renault Trucks continuera à investir en Algérie

Malgré la crise économique qui perdure, Renault Trucks souhaite continuer à investir en Algérie. C’est ce qu’a révélé le Vice-président de Renault Trucks International, M. Olivier de Saint Meleuc, dans un entretien paru aujourd’hui dans quotidien El Watan, en affirmant « même si on est dans une situation difficile en Algérie, on continuera d’investir dans ce pays ».

Interrogé sur l’état d’avancement du projet de l’usine en Algérie et ses  relations avec le partenaire local, M. de Saint Meleuc a indiqué que « on a signé ce partenariat avec les frères Souakri sur la durée. On était très contents au début de l’année 2018 d’obtenir les autorisations nécessaires pour lancer la construction de l’usine qui sera prête à la fin de l’année », selon la même source.

S’agissant de la commercialisation des premiers véhicules, M. de Saint Meleuc a indiqué qu’ils « seront disponibles à la commercialisation une fois obtenues les homologations définitives des véhicules, ce qui pourrait prendre un peu de temps, car cela ne dépend pas que de nous, mais aussi des autorités algériennes », ajoutant « mais le projet avance bien, et l’usine sera prête avant la fin de l’année, et ce dont je suis convaincu, c’est qu’on aura la plus belle usine d’Algérie ».

Evoquant le contexte économique dans lequel son entreprise évolue, M. de Saint Meleuc a admis qu’ « aujourd’hui en Algérie, c’est plus difficile, mais on continue à investir dans ce pays car il est très important pour nous. Alors crise ou pas en Algérie, Renault Trucks continuera à investir en Algérie, c’est qu’il y a un cahier des charges en Algérie qui oblige les investisseurs à répondre à certains critères, comme l’intégration locale », selon la même source.

Développer la sous-traitance locale

S’exprimant sur les futurs sous-traitants qui pourraient intégrer l’usine, le Vice-président de Renault Truck International a indiqué, dans le même entretien, qu’ « on va commencer avec 15% d’intégration locale, un chiffre lié à la main-d’œuvre qu’on va utiliser pour l’usine. Nous sommes allés en Algérie avec notre département achat du groupe Volvo, pour faire un constat de qui est présent sur le marché algérien, qui pourrait être sous-traitant pour nous dans notre activité industrielle », poursuivant, « en ce moment, on est en train d’étudier et de faire le mapping des sous-traitants potentiels ».

A ce propos, M. de Saint Meleuc a rappelé que Algérie Trucks « va d’abord intégrer en Algérie les fournisseurs qui sont déjà présents sur le territoire algérien, et on verra dans un deuxième temps quels sont les fournisseurs du groupe Volvo qui pourraient à leur tour investir en Algérie pour appuyer le projet, parce que si le taux à son début est de 15 %, il atteindra dans les prochaines années 40 à 60% », ajoutant « il va donc falloir construire tout un écosystème de savoir- faire industriel autour de l’usine. Nous sommes en train de nous informer de ce qui existe, pour l’utiliser dans l’usine une fois prête ».

Interrogé pour savoir si des sous-traitants se sont déjà manifestés, M. de Saint Meleuc ré pond par l’affirmative, en rappelant que « lors du Salon de la sous-traitance, il y a eu des sous-traitants locaux. Il manque encore des sous-traitants en Algérie pour répondre au cahier des charges. Je pense que ça va se construire petit à petit après. Il est important pour nous de garantir à nos clients que les véhicules qui sortiront de notre usine seront de même niveau de qualité que les véhicules qui sont assemblés en France ».

Algérie-Eco

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