Accueil À la une Forum d’affaires algéro-sud coréen: une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale

Forum d’affaires algéro-sud coréen: une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale

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La 5ème édition du Forum d’affaires algéro-sud coréen, tenue lundi à Alger, a constitué une occasion pour les deux pays de réitérer leur volonté de renforcer leur coopération économique et de la hisser au niveau de leur partenariat stratégique.

Dans son allocution prononcée lors de ce forum d’affaires qu’il a co-présidé avec son homologue sud-coréen, Lee Nak-Yon, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a tenu à relever la « modestie » du nombre d’entreprises coréennes activant en Algérie.

« Effectivement, les sociétés coréennes se limitaient, durant de longues années, à conclure des contrats de réalisation dans divers secteurs. Mais nous n’avons vu la conclusion de partenariats industriels qu’au cours de ces dernières années, qui avaient concerné, dans un premier temps, le domaine électronique avant de s’élargir actuellement au domaine de l’industrie automobile », a-t-il observé.

Dans ce sens, il a espéré que cette nouvelle orientation dans le partenariat industriel se poursuive et se renforce au bénéfice des deux parties dans tous les secteurs.

Le Premier ministre n’a aussi pas manqué d’affirmer que l’Algérie constituera pour les entreprises coréennes une « porte » vers l’Afrique, l’Union européenne et le monde arabe, tout en faisant part des multiples avantages accordés aux investisseurs étrangers.

Pour sa part, Lee Nak-Yon a observé que l’Algérie était le seul pays d’Afrique avec lequel la République de Corée avait signé un accord de partenariat stratégique en 2006, tout en admettant que les deux pays n’ont pas échangé suffisamment pour être à la hauteur de leur partenariat stratégique.

Selon lui, il reste un grand nombre de secteurs où les deux pays peuvent et doivent coopérer, proposant, à cet égard, le renforcement de la coopération bilatérale dans l’industrie manufacturière qui, a-t-il dit, avait permis à son pays de sortir du sous-développement.

« L’Algérie possède le plus grand territoire en Afrique et le troisième plus important gisement pétrolier du continent. Si la Corée du sud peut contribuer à donner un nouvel élan à l’économie algérienne, cela constituera un immense honneur pour le peuple coréen », a-t-il dit

M. Lee a annoncé la tenue en 2019 de la réunion du Comité mixte algéro-sud coréen dont la dernière rencontre remonte à 2007: « Cette rencontre sera une occasion importante pour passer à l’examen de la coopération en cours et relever ensemble de nouveaux défis ».

Présent à ce forum, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a affirmé que la forte présence d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprises sud-coréens renseigne sur l’importance accordée par ces derniers au marché algérien.

Il a lui aussi affirmé la volonté des deux pays de renforcer leur coopération et de lui impulser une nouvelle dynamique basée sur le partenariat mutuellement bénéfique.

De son côté, le président de la chambre de commerce sud-coréenne, Young Jim Kim, a incité les investisseurs des deux pays à saisir les opportunités d’affaires, et ce, en République de Corée et en Algérie.

Selon lui, quelque 900 réunions de la « Task force » algéro-sud coréenne, créée dans le sillage de l’accord de partenariat stratégique conclu entre les deux pays en 2006, avaient eu lieu dans le but de booster la coopération bilatérale.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce et d’Industrie (CACI), Mohamed Laid Benamor, a affirmé que le travail commun n’a jamais cessé entre les deux parties pour concrétiser leur volonté de coopérer ensemble notamment dans le domaine économique.

Selon lui, les échanges et les rencontres directs restent un moyen efficace pour déceler les opportunités d’investissement et les secteurs à exploiter pour parvenir à nouer des partenariats mutuellement bénéfiques.

A l’issue de ce forum d’affaires, cinq (5) mémorandums d’accords économiques ont été signés entre les deux pays.

Ces documents portent sur les investissements, les énergies renouvelables, les douanes, l’environnement et la normalisation.

Source: Lire

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